Problème de volatiles : avez-vous pensé à la fauconnerie ? 

05 octobre 2021
Fauconnerie

Certains oiseaux comme les goélands, les mouettes, les étourneaux, etc… ont un fort pouvoir de nuisance en milieu urbain. Étant donné qu’ils vivent en groupe et qu’ils nichent dans des espaces en hauteur, la lutte est parfois compliquée.

Il existe une solution qui donne de bons résultats : la fauconnerie. Sur quels principes reposent-elle ? Donne-t-elle vraiment de bons résultats ?

Fauconnerie : une méthode d’effarouchement ciblée

La fauconnerie repose sur l’utilisation de rapaces dressés pour chasser les oiseaux invasifs (goélands, pigeons…) de l’espace public.

Leur présence les empêchera de chercher sereinement de la nourriture, ce qui les forcera à changer d’emplacement.

La fauconnerie permet d’équilibrer l’écosystème perturbé par les oiseaux invasifs. Le but n’est pas de les éradiquer mais de les faire changer d’endroit, et ainsi bien de réguler leur présence.

Plusieurs types de rapaces sont utilisés : buse de Harris, faucon pèlerin, épervier…

Les avantages de la fauconnerie dans une stratégie anti-nuisible

La fauconnerie a plusieurs avantages :

  • Vous traitez les causes du problème et non les conséquences : avec les dispositifs classiques (ultra-sons…), vous ne faites que déplacer le problème. Les oiseaux incommodés iront tout simplement à un autre endroit. Avec un rapace, vous réduisez la population de manière raisonnée.
  • Baisse des nuisances : si vous utilisez un canon à ultra-sons ou des rangées de pics pour chasser les oiseaux, vous remplacez une nuisance par une autre. Grâce aux rapaces, vous réduisez toutes les nuisances (sonore, olfactive, visuelle) de manière durable.
  • Une pratique encadrée : il ne faut pas s’imaginer la fauconnerie comme une méthode de prédation barbare. Les professionnels sont astreints à une réglementation drastique, notamment en ce qui concerne la mise à mort des animaux (cf. Règlement communautaire n° 1099/2009).

La fauconnerie est-elle réellement efficace ?

Malgré une image pittoresque, la fauconnerie donne de très bons résultats.

Le rapport annuel de l’usine BFI (Montréal, 2005) sur les populations de goélands a montré que le nombre d’oiseaux diminue fortement lorsque cette stratégie est utilisée. Mieux : au bout de six mois, la colonie est presque réduite à néant.

Une étude menée par une étudiante de l’UQAM (Université du Québec à Montréal) a montré que la fauconnerie avait réduit de 90 % la taille d’une colonie de goélands se nourrissant dans une décharge. De plus, il y a une corrélation entre le nombre de rapaces utilisés et la vitesse de décroissance de la colonie.

La principale force de cette méthode est que les oiseaux n’arrivent pas à s’habituer à la présence du rapace. C’est la raison pour laquelle les dispositifs d’effarouchement électroniques ont une efficacité limitée.

La fauconnerie permet de rétablir un équilibre dans l’environnement perturbé par les oiseaux. C’est une technique efficace pour faire baisser durablement la population de volatiles nuisibles. Vous êtes confronté à une colonie de goélands ou de pigeons indésirable ? Faites faire un diagnostic fauconnerie par un professionnel.

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