Yerres : des buses américaines pour lutter contre les pigeons

Yerres : des buses américaines pour lutter contre les pigeons

Au-dessus de la Grange au bois, à deux pas du centre-ville d'Yerres, elles planent et tournent. Chaque mardi pendant huit semaines, Michaël, un fauconnier de la société Avipur vient de Rouen (Seine-Maritime) avec ses buses américaines pour effaroucher les pigeons qui ont élu domicile sur les toits environnants. Le transformateur électrique qui s'est mué en pigeonnier n'a pas suffisamment diminué la population des volatiles. Les œufs y sont pourtant régulièrement prélevés pour réguler le nombre de pigeons.

Yerres. Les pigeons ici sur le toit du pigeonnier. LP/N.G.

Il y a 18 mois, la commune a donc fait appel une première fois à cette entreprise. « On avait compté 120 pigeons sur le toit de la Grange au bois », se souvient Béatrice Danel, directrice du service environnement. « Désormais, il y en a une vingtaine », poursuit Michaël. Les résultats sont probants mais ces oiseaux devenus indésirables continuent à salir avec leurs fientes toits, rebords de fenêtres et sols. « Chaque semaine, les services passent pour nettoyer à haute pression le parvis de la Grange » reprend Béatrice Danel. Michaël analyse : « C'est un point haut, c'est ce qui les attire. »

Yerres. Trois buses américaines comme celle-ci planent chaque mardi au-dessus de la Grange au bois. LP/N.G.

Les rapaces effraient les pigeons qui ainsi sont repoussés hors de la ville ou sur des résidences gérées par des syndics de copropriété. Béatrice Danel explique : « Nous avons choisi cette technique douce complémentaire au pigeonnier qui permet de réduire la population sans tuer. Dans certaines villes, les pigeons sont attrapés avec des filets et gazés. » Cette méthode est donc en adéquation avec la position du maire (DLF) Nicolas Dupont-Aignan, défenseur de la cause animale et membre de la fondation Brigitte Bardot… Ou presque. Car cette même fondation est opposée à l'utilisation des rapaces pour lutter contre les pigeons.

Contacté, l'un des représentants de l'organisation, est d'ailleurs surpris : « C'est étonnant que Yerres utilise cette solution. Nous sommes pour la prédation naturelle comme à Paris où des corbeaux attaquent des pigeons. En revanche, nous sommes contre l'appel à un fauconnier car il peut y avoir des attaques du rapace. » D'ailleurs, le professionnel le reconnaît : ses buses peuvent parfois s'en prendre aux pigeons.

Source : Le Parisien